Vous vous demandez sûrement pourquoi je publie un billet relatant un week-end de raquettes en plein mois de mai ? Et bien parce que quand vous aurez lu ce récit, vous aurez peut-être envie d’y aller et la meilleure période pour réserver et avoir vos choix de dates et de refuges, c’est maintenant.
Ca fait longtemps que je souhaitais faire cette randonnée de raquette dans la réputée vallée des fantômes. Mais ca m’effrayait un peu. Il faut dire que j’aime l’aventure, mais avec un minimum de confort. Dormir en refuge ? Pas de problème Privée de douche l’espace d’un week-end? Pas si terrible Trainer un sac à dos de 50 libres????? Vraiment plus pour moi.
La formule que propose la SEPAQ est tout indiqué pour la randonneuse paresseuse que je suis. J’aime mieux garder mes énergies pour les kilomètres à parcourir disons-le. Le parc prend donc en charge le transport de nos bagages à partir de l’accueil, entre les refuges et jusqu’au retour la dernière journée. Presque du luxe !
Projet de 3 jours, 2 nuits
Le projet était donc de parcourir un total de 30 km en 3 jours. C’est 8 filles de différentes expériences qui ont pris le départ un beau vendredi de janvier. (Les refuges choisis peuvent coucher 8 personnes. ) Comme nous sommes toutes de la région de Montréal et qu’il faut environ 5 à 6 heures pour se rendre à Chicoutimi, il est préférable de dormir en chemin à l’aller. C’est l’option que nous avons choisie. Un dodo dans un hôtel bon marché incluant le petit-déjeuner (1 repas de moins à planifier) à Québec réservé à mi-chemin. Il ne restait donc que quelques heures d’auto à faire le vendredi matin pour se rendre à l’accueil du parc des Monts Valins. Ca permet d’attaquer le sentier autour de l’heure du lunch (ou avant) , un stress de moins.
Pas nécessaire d’être des athlètes pour gravir ces montagnes mais un minimum d’entrainement est quand même utile. Le défi se trouve dans les montées, qui se sont échelonnées sur 2 jours dans notre cas, dans la descente du 3ème jour et dans les jours consécutifs à chausser nos raquettes. Mais rien de trop gros, la bonne humeur et l’adrénaline du groupe nous donnant des ailes. Le secret est dans la préparation. Il faut bien sûr préparer ses jambes et son endurances quelques semaines avant le départ, varier les activités comme la marche, la course, la randonnée en raquette ou en crampon à raison des quelques fois semaine.
Et nous voilà partie
Nous avons donc attaqué notre première journée ensoleillée et froide (-25 degrés) par une montée de 5.5 km, parfait pour se faire les jambes et s’arrimer à la même vitesse de croisière. Le mot d’ordre ? On reste toutes ensembles. Plusieurs ajustements auront été nécessaires dans les premiers kilomètres, trop chaud, trop froid, sac à dos, cadence et j’en passe. Nous sommes arrivées au refuge Ulysse vers 15 h 00, ce qui nous a permis de profiter de la lumière du jour pour s’installer et explorer un peu les alentours. La bouf était bonne, la nuit merveilleuse. Toutes ne sont pas du même avis. A notre surprise, les refuges sont bien isolés. On a bien chauffé le poêle et on a eu bien chaud aussi.
Au jour 2, c’est plus relax malgré les 8.5 km pour nous rendre au refuge Le Fantôme. Le temps de déjeuner et de rassembler ses affaires, nous débutons la randonnée vers 09 h 00. Et on monte encore. La température est plus clémente et le ciel est couvert. Il y a un refuge à mi-chemin qui nous permet de faire une pause à l’heure du lunch, fort appréciée. Mais pas de temps à perdre, car arrivée au refuge Fantôme pour y déposer nos sacs à dos de jour, il reste 1 km de montée afin d’atteindre le sommet de cette Vallée des fantômes. C’est l’objectif après tout. Et c’est vers 16 h que nous y sommes toutes arrivées et tellement contente. Malgré le vent très présent et la neige, la satisfaction était à son comble. Malheureusement pas de fantômes tout blanc sur fond de ciel bleu comme on le voit tant su les photos promotionnelles. On devra revenir !

Et déjà la dernière journée qui nous fera descendre sur presque tout le parcours de 12 km. Ouch, il y a des muscles qu’on avait oublié. On quitte assez tôt le refuge, car la journée sera longue avec la route à faire pour retrouver la région de Montréal. Un bon 10 cm de neige sont tombés durant la nuit qui ajoute du défi aux premières randonneuses à ouvrir la marche. Encore une fois, on trouvera un refuge sur notre parcours, histoire de faire une pause. La deuxième portion du parcours était, à mon avis, plus ennuyeuse étant sur la piste de ski de fond damée…. Mais mes jambes ont quant à elles, bien apprécié. Nous sommes arrivées vers 14 h à l’accueil. Nos bagages nous y attendaient. Et c’est le cœur léger, le sourire aux lèvres que nous avons repris la route.

Un beau défi à la portée de toutes (et tous) et de surcroît seulement à quelques heures de la métropole.
Note :
Il existe différents parcours à utiliser pour se rendre dans les différents refuges du parc des Mont Valins. Sachez que si vous ne formez pas un groupe de 8 personnes, d’autres randonneurs se joindront à vous.
Important de planifier son parcours et de réserver à l’avance (plusieurs mois)
La SEPAQ offre aussi des chalets bien équipés avec électricité au pied de la vallée. Il ne suffira que 3 km de raquettes pour atteindre le sommet et de là profiter des différents sentiers offerts. Une chenillette vous emmènera jusqu’à votre chalet.
http://www.sepaq.com





![20171028_102852[1]](https://meletmonde.com/wp-content/uploads/2018/02/20171028_1028521.jpg?w=770)
